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    Que va devenir la passerelle Fournier ?
    La chronologie de 2005 à octobre 2011


    SOMMAIRE
    • A) 2005-2010 TERGIVERSATIONS EN 5 ACTES
      • Acte 1 : 2005, la fin annoncée
      • Acte 2 : 2006, vers un tunnel ?
      • Acte 3 : début 2008, vers une nouvelle passerelle ?
      • Acte 4 : fin 2008, préparation de l'étude
      • Juin 2009, surprise : La passerelle interdite durant un jour et demi
      • Novembre 2009, alors ?
      • Décembre 2009 : Enfin la vérité sur une étude devenue fantômatique...
      • Acte 5 : juin 2010, un rafistolage très onéreux
    • B) 2010 UN BILAN MINABLE
      • Un historique incomplet
      • Des décisions imposées sans concertation
      • L'étude oubliée de 2005
      • Des modifications discutables
      • Un bilan financier faussé
      • Un choix financier très onéreux à moyen terme
      • Le maire sait comment se payer une autre passerelle que personne ne demande...
      • Des contraintes mal évaluées
      • Une diversion politicienne
      • Un dossier à suivre
      • Les risques de la réfection
      • Les avantages d'une reconstruction
    • C) 2010-2011 PASSAGE EN FORCE OU CONCERTATION ?
      • Demandes de précisions
      • Des éclaircissements et une demande conjointe
      • Appel pour une reconstruction optimale
      • Quand le maire ne sait pas (ou ne veut pas) compter...
      • Déposition à l'enquête publique sur le PLU
      • Points de vue au CVL-Est
      • Le soutien des candidats aux cantonales de Tours Est
      • Les 120 ans de la passerelle
      • Nouveau refus de concertation, honte !
      • La bonne surprise de fin de CVL sera-t-elle confirmée ?
      • De nouveau l'opacité !


    Photos de 2002, le dimanche 22 septembre
    en début d'après-midi

    La passerelle Fournier, du nom du maire de Tours qui l'a mise en place en 1891, est un passage piéton et cycliste essentiel pour joindre les quartiers Velpeau et Sanitas au dessus des voix ferrées situées juste avant la gare de Tours. Elle évite un très grand détour par exemple pour les collégiens du quartier Velpeau qui vont au collège Michelet ou pour les habitants du Sanitas qui vont au marché Velpeau. Au dessus des voies de chemin de fer on a une belle vue sur la ville et le fait de ne plus être oppressé par la circulation automobile est agréable. Il n'est pas rare, aussi, que grands-parents et petits-enfants s'arrêtent longuement pour regarder passer les trains...

    Cette passerelle est aussi un symbole historique, d'abord par la forte volonté des habitants qui l'a fait naître, ensuite par la douleur des bombardements qui l'ont mise à mal (cf. ci-contre), sa longueur a notamment été réduite de moitié. Nous en sommes héritiers.

    Sa structure métallique est d'un entretien coûteux. Le fait de n'y accéder que par des escaliers pose problème aux cyclistes, aux personnes avec poussette et aux handicapés, même si nombreux préfèrent gravir les marches avec le vélo sur l'épaule (ou sur une mini-rampe) ou avec la poussette à bout de bras, plutôt que de faire un grand détour. Donc depuis 50 ans, la question revient périodiquement de remplacer cette passerelle par un autre ouvrage.


    A) 2005-2010 TERGIVERSATIONS EN 5 ACTES


    Acte 1 : 2005, la fin annoncée

    Le Conseil de la Vie Locale de Tours-Est s'est donc logiquement penché sur le sujet et un groupe de travail a été constitué sur le sujet. Le constat de vétusté a été fait (la consistance de son acier, notamment, est très rare), mais cela s'est terminé "en queue de poisson" avec un entretien minimum, en attendant de trouver une solution de remplacement, à moins qu'une solide consolidation ne puisse être envisagée. Voir mon compte-rendu de 2005.


    Acte 2 : 2006, vers un tunnel ?

    Lors de ses voeux à la population en janvier 2006, au Centre de vie du Sanitas, à quelques mètres de la passerelle Fournier, le maire de Tours, Jean Germain, annonce qu'il envisage de remplacer la passerelle par un tunnel à demi-enterré, profitant du fait que les voies ferrées sont en surplomb, dit-il. Surprise : elles ne sont pas du tout en surplomb. Et il y a lieu d'être inquiet de voir remplacer la si plaisante passerelle par un tunnel qui ne pourrait être que glauque la nuit, voire le jour.


    Acte 3 : début 2008, vers une nouvelle passerelle ?

    Deux ans plus tard, au même endroit, en février à l'occasion du lancement de sa campagne pour garder la municipalité, le même Jean Germain annonce dans le programme de sa mandature la "reconstruction de la passerelle Fournier", conçue "pour les piétons, les poussettes et les personnes à mobilité réduite". Au CVL Est qui suit, il annonce qu'une étude de presque 120.000 euros a d'ores et déjà été budgétée pour 2008. La nouvelle passerelle sera quelques mètres à côté de l'actuelle et accueillera plus facilement les vélos. "La Nouvelle République du Centre-Ouest" en fait écho ici.
    Justement, les cyclistes se montrent intéressés et le collectif Vélorution (en photo ici sur la passerelle le 1er mars 2008) propose de s'inspirer de la passerelle Simone de Beauvoir à Paris. C'est autrement plus attrayant qu'un tunnel !

    "Cette passerelle est rapidement devenue un lieu de promenade, de farniente, de rencontre. Sa structure métallique, son plancher en bois donne une impression de légèreté, de souplesse. Elle est élégante tout en étant moderne."

    La municipalité saura-t-elle faire preuve d'ambition ?


    Acte 4 : fin 2008, préparation de l'étude

    Le 26 juin 2008, le CVL-Est réactive le groupe de travail sur la passerelle. Ce groupe, ouvert à tout habitant de Tours-est, pourra donc intervenir sur la préparation de l'étude planifiée pour la fin de l'année. En particulier, le fait que cette étude soit confiée à la SNCF ne doit pas être limitatif. Presque tous ceux qui franchissent la passerelle aujourd'hui traversent la rue Edouard Vaillant : peut-on envisager que la nouvelle passerelle franchisse cette rue très passante ? N'est-il pas possible, aussi, de faire des dénivellés pour les cyclistes ? Il semble qu'il y ait la place... Et il y a d'autres interrogations... L'étude ne doit donc pas se limiter au strict franchissement des voies.

    Le 12 novembre 2008, dans le cadre des CVL, s'est tenue une réunion pour définir les besoins des habitants pour la passerelle Fournier. Elle s'est déroulée difficilement et le bilan est mitigé. Vous trouvez sur cette page mon compte-rendu et les conclusions du compte-rendu officiel.

    Vous pouvez visualiser ici un plan Google de la passerelle Fournier.

    Juin 2009, surprise : La passerelle interdite durant un jour et demi

    A Bordeaux, une passerelle est sauvée parce qu'elle a la chance d'avoir été construite par Gustave Eiffel : voir ici.

    Novembre 2009, alors ?

    Rien ne filtre sur l'étude en cours... Il apparaît même que la construction de la nouvelle passerelle serait repoussée, ne serait plus certaine... Cela m'amène donc à poser la question suivante à la prochaine réunion du CVL de Tours-Est du 8 décembre :
    Le 26 juin 2008 un groupe de travail du CVL ESt s'était réuni à propos de la reconstruction de la passerelle Fournier. Une étude devait être menée par la SNCF. Il semblait alors qu'elle serait effectuée à la fin de l'année 2008. Depuis c'est le silence complet de la part des services municipaux. Alors que plusieurs habitants ont évoqué le sujet lors de la dernière réunion du CVL Est, aucune information n'a filtré sur cette étude. Une conseillère municipale a même parlé de cette construction au conditionnel et a clairement dit qu'il y avait d'autres priorités. Où en est donc cette étude ?

    Pourtant, la ville de Tours a élaboré un PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) qu fait une part belle aux circulations piétonnes et cyclistes (voir la page voisine). On y lit notamment la volonté de développer "Des projets valorisant les circulations douces en toute sécurité". Et celle d'améliorer l'esthétique de l'entrée ferroviaire de la ville. Alors ?


    7 mars et 3 octobre 2009 (il y eut aussi le 4 octobre 2008)
    le collectif Vélorution manifeste pour une nouvelle
    passerelle, notamment accessible aux cyclistes

    Décembre 2009 : Enfin la vérité sur une étude devenue fantômatique...

    1. Le 8 décembre, lors de la réunion pleinière du C.V.L., la question ci-dessus, que j'ai déposée quinze jours plus tôt en tant que "Question diverse", a été escamotée. Le représentant de la municipalité ne l'a pas lue, contrairement à l'habitude, il en a fait un résumé déformé et a seulement dit que le sujet serait traité plus tard. Il a refusé de me laisser prendre la parole, ce qui est tout à fait inhabituel et m'a amené à quitter la salle.

      J'estime en effet qu'il est très légitime d'être informé sur une étude présentée comme devant être lancée dans les prochains mois, il y a de cela non pas 6, non pas 12, mais 18 mois. Une réponse toute simple, pour savoir si elle était finie, en cours ou reportée aurait suffit. Mais, dans ce lieu de débat démocratique où la transparence et la concertation devraient être de mise, la municipalité a préféré l'opacité et la censure.

    2. Je me suis demandé si c'était une volonté délibérée du maire lui-même. En fait, ça pourrait n'être que la maladresse du conseiller municipal qui m'a interdit de parole. J'ai en effet eu l'occasion d'en parler avec lui le 15 décembre. Et j'ai été stupéfait de l'entendre me dire que si j'étais resté et si je lui avais posé la question après la fin de réunion du CVL, il m'aurait dit que l'étude est finie et une seconde est en cours. Et il s'est lancé dans une explication emberlificotée à son refus de réponse parce qu'il craignait que d'autres participants ne soulèvent d'autres questions... Comme s'il ne pouvait pas dire qu'il ne répondait qu'à la question posée et ne voulait pas aller au delà...

      Je constate que les habitants n'ont pas été consultés entre les deux études. Au delà de la maladresse d'une personne, ce qui vient de se passer montre que cette mise à l'écart est volontaire.

    3. Elle est d'autant plus volontaire que j'en ai appris davantage ce 17 décembre, de source officieuse et fiable. La première étude a abouti à une estimation budgétaire de 7,6 millions d'euros, dépose de l'ancienne passerelle comprise. C'est bien au delà de l'estimation de 2,5 millions qui avait été donnée en juin 2008 (dépose non comprise, je pense). Et c'est aussi bien plus fort que les coûts que j'avais vus sur la Toile pour d'autres passerelles (j'ai gardé en tête 3 à 4 millions). Pourquoi ne pas en avoir averti les habitants ? La municipalité s'est murée dans le silence et a déclenché en catimini une seconde étude complémentaire pour évaluer la rénovation de la passerelle actuelle, le résultat étant attendu pour début 2010.

      Il semble donc que le maire ait renoncé à reconstruire la passerelle, au moins dans un terme assez court. Même si ça va à l'encontre des orientations qui veulent favoriser les circulations douces et améliorer l'esthétique de l'entrée de ville par voies ferrées. Comme j'en parle sur la page voisine PADD / PLU, cette volonté ne semble vraiment pas prioritaire.

      Ceci étant dit, à titre personnel, je préfère qu'on reporte la construction de la passerelle pour qu'elle soit vraiment bien faite, plutôt que d'avoir une passerelle au rabais sans accès facile pour les cyclistes, sans franchir la rue Edouard Vaillant et sans un côté esthétique qui marque l'entrée ferroviaire de la ville. Si ça doit coûter 7,6 millions d'euros, je pense que ça vaut le coup d'attendre quelques années... à condition de ne pas dépenser de grosses sommes dans des travaux plus accessoires...

    En espérant qu'en 2010, la municipalité joue enfin la transparence pour pérenniser au mieux la jonction entre les quartiers Velpeau et Sanitas.

    17 février 2010 : article dans La Nouvelle république : ici (sur le côté "Lire aussi", accès à 5 sous-pages)

    22 février 2010 : sous la pression des habitants, la municipalité s'explique un peu. La nouvelle étude porterait notamment sur l'ajout à l'actuelle passerelle de rampes pour les vélos. Mais on ne sait toujours pas pourquoi sa réhabilitation, jugée impossible par l'étude de 2005, est redevenue possible. Un groupe de travail doit être formée fin juin, après que l'étude en cours soit terminée.


    Acte 5 : juin 2010, un rafistolage très onéreux

    Après un long silence où toute concertation a été écartée, la mairie a tranché et impose aux habitants ses décisions lors de la réunion pleinière du CVL-Est du 16 juin. Une nouvelle passerelle ne sera pas construite parce ça serait trop cher (7,5 millions d'euros, y compris la démolition de l'ancienne). L'actuelle passerelle sera réaménagée parce que ça ne serait pas cher (4 millions d'euros). Quant à l'étude de 2005 qui disait que la passerelle ne pouvait guère être maintenue, pour des questions de matériau et aussi de normes, c'est à peine croyable, elle n'a même pas été consultée. Analysons ça plus en détail.



    Le 19 juin 2010

    B) 2010 UN BILAN MINABLE


    Un historique incomplet

    C'est un technicien qui a fait l'exposé municipal. Il a présenté un historique intéressant (j'ai ainsi appris que la passerelle avait été réhaussée en 1936 lors de l'électrification des lignes), mais comportant quelques inexactitudes et l'oubli de deux faits essentiels qui ont précédé cette enquête, la réfection de 1996 (avec notamment peinture neuve et recomposition complête du plancher, auparavant en bois) et l'étude de 2005. Ce sont pourtant deux faits très importants, le premier par son coût onéreux et la détérioration rapide de la peinture (en moins de 10 ans), le second par ses conclusions que je vais rappeler.


    Des décisions imposées sans concertation

    L'étude de fin 2008 - début 2009, soigneusement cachée aux membres du CVL durant toute l'année 2009, a abouti à un coût de construction jugé trop élevé. En catimini, la municipalité a alors décidé de déclencher une seconde étude début 2010, qui ne sera révélée officiellement et avec très peu de détails qu'en janvier 2010, une fois l'étude débutée. Quand elle a été terminée, la municipalité a tout de suite entamé les négociations avec la SNCF, avant même d'avertir la population et le CVL de ses conclusions. Que dire de cette façon monarchique d'imposer au bas peuple les décisions venues d'en haut et de le mettre devant les faits accomplis ? Lors de la réunion, je n'ai pu énoncer que la chose suivante : "C'est un camouflet infligé à notre assemblée". C'est vraiment dommage, surtout quand on considère que jusqu'en 2005 la municipalité avait su assumer son rôle de concertation et qu'il n'y avait pas lieu de croire que ça prendrait une telle tournure. Ca a commencé à dérailler en 2006 quand on a appris que le maire avait soudainement eu la lubie de faire un tunnel (cf. début de page) et qu'on avait pu rien savoir de plus... Depuis, tout est devenu cahotique et opaque... Avec une seule réunion de dialogue le 12 novembre 2008. Quand je compare ça au sérieux de la collaboration CVL-Mairie de 2005 (alors que le maire était pourtant le même), je vois un gouffre... Je rappelle que, dans l'un de ces cahots, le maire s'était engagé dans son programme municipal à "reconstruire" la passerelle. Quelle dérive !

    Au passage, j'annonce ici que je n'effectuerai pas ma seconde année de membre citoyen titulaire du CVL-Est, je viens d'expliquer pourquoi il est aujourd'hui impossible de dialoguer avec l'actuelle municipalité (ce n'est hélas là que l'exemple le plus criant, voir les pages voisines). (je finirai toutefois ma 1ère année et je continuerai à participer aux questions diverses et à quelques groupes de travail).

    Je signale aussi que, lors de la réunion, les nombreux conseillers municipaux ont comme d'habitude versé dans l'autosatisfaction et que l'un d'eux a même eu l'indécence de se prévaloir de "transparence".


    L'étude oubliée de 2005

    C'est le point le plus incroyable de cette réunion. Vous voyez la présente page, elle commence en un "Acte 1" titré "2005, la fin annoncée". L'étude de 2005, auquel le CVL avait été associé concluait sur la vétusté de la passerelle qui n'était plus maintenable à moyen terme, pour des causes de respect de normes et de consistance de son acier (qui, contrairement à celui de la Tour Eiffel, n'est plus maintenable), et déjà on s'interrogeait sur la pertinence de faire certains travaux de consolidation, mineurs par rapport à ceux d'aujourd'hui.

    Cette étude avait amené les habitants du CVL à faire leur deuil de l'ancienne passerelle. Oui, on l'aime bien, moi particulièrement qui ai un respect pour les vieilles choses, les vieilles personnes, les vieux arbres, mais le cycle de vie de ce lien entre deux quartier arrive à sa fin, il ne sert à rien de le maintenir en survie artificielle alors que la société change et que sont apparus d'autres besoins.

    Il est certain que si on nous avait consulté avant l'étude de 2010, on aurait dit "hola, stop !" on sait que la passerelle ne peut pas vivre longtemps. Et on se serait penché en priorité sur cette étude de 2005 qui - de mémoire - n'était certes pas catégorique mais pour le moins solidement argumentée pour ses conclusions. Avant de financer une étude de réfection, il était essentiel de savoir si les conditions de pérennité étaient pertinentes.

    A titre personnel, dans les 4 derniers mois, j'avais demandé à ce que l'étude de 2005 soit prise en compte. Une première fois auprès de l'ingénieur effectuant la dernière étude (je l'avais rencontré par hasard sur la passerelle), la seconde fois auprès du coprésident municipal du CVL-Est. De plus je ne suis pas le seul à avoir évoqué cette étude quand le sujet de la passerelle était abordé. Je ne peux donc pas croire que cette étude ait vraiment été "oubliée" par tous les conseillers municipaux. Les techniciens de la ville eux n'étaient pas en place à l'époque (et il est possible que l'ingénieur que j'ai rencontré ne leur en ait pas parlé, alors que je lui ai demandé de transmettre cette information et même d'accéder, lui, à cette étude).

    Quand je fais une erreur, j'essaye de la réparer, vous aussi, lecteur, probablement. Ce n'est pas le cas des conseillers municipaux qui se sont exprimés lors de la réunion. Ils ont bien parlé de cette étude dont certains se rappelaient un peu, mais aucun n'a eu l'éthique de dire "C'est une erreur de notre part, on va la réparer et lire attentivement cette étude avant d'aller plus loin". Seul un des deux techniciens a eu l'honnêteté de ce constat en soulignant qu'on ne pouvait pas s'engager dans de grosses dépenses sans prendre cette précaution. J'ai eu l'impression que ça ne plaisait pas aux conseillers municipaux...

    Je signale toute de même que certains conseillers municipaux (de la majorité) sont restés silencieux durant toute la séance et que l'unanimité que je décris pourrait n'être que partielle, même si elle est au moins majoritaire.

    Pour la première depuis très longtemps au CVL-Est, un conseiller municipal de l'opposition est intervenu, il a demandé que soient rendues publiques les trois études, ce que je ne peux qu'appuyer.


    Des modifications discutables

    Je suppose pour ce paragraphe que la passerelle puisse vivre longtemps et je m'interroge sur la pertinence des travaux qui sont projetés (et même entamés puisque les négociations avec la SNCF ont commencé) :
    • Peinture neuve. Oui bien sûr, sachant que ça tiendra moins de dix ans.
    • Mises en conformité. Oui, mais ça ne sera que partiel, à en croire l'étude de 2005 et le fait que cette passerelle devrait être beaucoup plus haute.
    • Escaliers refaits. Pourquoi pas, mais il ne me semble pas que ce soit une priorité.
    • Du côté du Sanitas, il est envisagé de mettre une rampe pour les vélos ou de mettre un ascenseur
    • Du côté Velpeau, seul un ascenseur est prévu et on nous a dit qu'une rampe est impossible alors que c'est faux, puisqu'il est possible de mordre sur le terre-plein (avec quelques arbustes) du milieu du début de le rue du Docteur Fournier (c'est tout de même moins facile qu'avec une passerelle neuve positionnée autrement)

    Je rappelle que lors de la réunion du 12 novembre 2008, les habitants avaient rejeté les ascenseurs (trop fragiles et dégradables) pour préférer des rampes.


    Un bilan financier faussé

    Voici les raisons financières que l'on nous a présentées :
    • la reconstruction coûte 7,5 Millions d'euros
    • la réfection coûte 4 Millions, qui après négociation deviendront 3,3

    Comme d'habitude quand elle nous présente ses projets, la municipalité n'indique que les avantages et cache les défauts.

    Voici ce qui ne nous a pas été dit :
    • En appliquant le gain pour le reconstruction, ce qui est un minimum, le coût de reconstruction passe de 7, 5 à 6,8 Millions
    • Ces 6,8 Millions incluent le coût de démolition de l'ancienne passerelle
    • Ces 6,8 Millions incluent peut-être l'enjambement de la rue Edouard Vaillant puisque ça avait été demandé de façon optionnelle
    • Les durées de validité des travaux (avant d'autres gros travaux) sont, c'est une estimation grossière de ma part, de l'ordre de 50 ans pour la reconstruction et de 15 ans pour la réfection (je rappelle que la peinture de l'actuelle passerelle dure moins de 10 ans).
    • Les services rendus par une nouvelle passerelle sont plus importants que ceux de l'ancienne, j'en parle plus loin


    Un choix financier très onéreux à moyen terme

    Supposez que quelqu'un ait une voiture ayant de gros ennuis d'embrayage qui permettent tout de même rouler encore assez longtemps, même si cela cause divers autres travaux d'entretien. Pour cette voiture, le coût de changement de l'embrayage est onéreux, environ la moitié du prix d'achat d'une nouvelle voiture (même ordre de grandeur qu'entre les coûts de réfection et de recontruction de la passerelle). Cette personne a assez d'argent pour remplacer l'embrayage mais pas assez pour acheter une nouvelle voiture. Que fait-elle ? Tout naturellement, elle attend de faire davantage d'économies, elle continue à utiliser ma vieille voiture et quand elle a assez d'argent, elle achète un nouveau véhicule. La municipalité de Tours fait l'inverse, elle change son très onéreux embrayage et continue avec sa vieille voiture... (je connais bien cet exemple, je l'ai vécu un peu différemment puisqu'au moment du diagnostic sur l'embrayage, j'avais l'argent pour acheter un nouvelle voiture. Je l'ai laissé de côté, j'ai continué avec ma vieille voiture le plus longtemps possible et quand l'embrayage a montré de graves signes de faiblesse, j'ai acheté une nouvelle voiture (et pas une neuve, une qui offre un bon rapport coût / espérance de vie)).

    Bref, je viens de montrer que le choix de la mairie n'est pas celui d'un "bon père de famille" ou d'une "bonne mère de famlille". Attendre pour avoir du neuf à moyen terme ou faire à court terme un rafistalage moitié moins cher qui n'enlèvera pas la nécessité de faire neuf ? Bien sûr que la "sagesse populaire" préfère attendre...

    Je l'ai dit lors de la réunion. Certains conseillers municipaux sont alors partis dans des explications allambiquées. Vous comprenez, il y a des opportunités, l'état se désengage... Est-ce sérieux ? Est-ce qu'on administre une grande ville comme la nôtre en se basant d'abord sur les opportunités et les aides occasionnelles diverses ? Quand on a une volonté politique de mettre en place un aménagement crucial liant deux quartiers, quand on n'est pas pressé par une urgence, quand n'a pas sous la main l'argent nécessaire, on place cette dépense dans un plan à moyen terme et une fois ce plan bien défini et accepté, on se pose ensuite la question des opportunités. Mais c'est sûrement trop demander que d'avoir une vision à moyen terme...

    Je veux donc bien entendre que malgré la promesse électorale de reconstruction, le coût soit jugé trop élevé, surtout qu'une crise nous est tombé dessus. Mais je ne comprends pas qu'on dépense une somme tout de même très importante pour un rafistolage prévisoire (objectif très court terme), alors qu'avec un peu de patience et pour une somme à peine deux fois plus importante, on peut trouver l'argent pour une recontruction (objectif long terme).

    Pour moi, c'est du bon sens partagé par le majorité de la population. Je l'ai dit lors de la réunion, mais, pour les conseillers municipaux, ça semble entrer par une oreille et sortir par l'autre... Pourtant, n'est-ce pas du gaspillage de l'argent public ?


    Le maire sait comment se payer une autre passerelle que personne ne demande...

    Le hasard veut que notre maire ait récemment eu une nouvelle lubie, pas du tout écrite dans son programme électoral, et dont le besoin ne s'était, à ma connaissance, jamais fait sentir. C'est paru le 1er juin dans la Nouvelle République en cette notule :

    Une passerelle sur la Loire ?
    A défaut d'imiter Mao Tsé Toung qui s'était jeté à l'eau durant sa longue marche, Jean Germain et Philippe Briand auront-ils l'occasion d'illustrer leur amitié au-dessus de la Loire ? Le maire a, en tout cas, évoqué hier soir un projet de passerelles pour piétons et voitures. A l'emplacement de l'ancien pont Bailey ? A suivre.

    Je l'ai lue lors de la réunion, j'aurais peut-être pu parler de copinage (M. Briand est le maire de St-Cyr), je me suis seulement interrogé sur l'opportunité de demander à M. Briand de venir habiter au Sanitas ou à Velpeau pour que M. Germain puisse illustrer son amitié à meilleur escient.

    J'ajoute qu'il y a eu deux ponts Bailey (pont provisoires lors de l'effondrement du pont de pierre), l'un à côté du pont de pierre, l'autre à côté du pont Napoléon, et que ces deux ponts permettent la circulation des voitures, des cyclistes et des piétons. S'il y a un pont à faire sur la Loire, et c'est demandé depuis longtemps par les collectifs cyclistes, c'est du côté de Fondette. Cette proposition de passerelle apparaît donc saugrenue.

    Je n'en ai d'ailleurs eu qu'un autre petit écho, sur le site de La Nouvelle République, où il était question de revenir sur ce qui était alors présenté comme une passerelle pour vélos et cycles. Et je n'ai rien vu venir.

    Mais, peu importe, l'important est qu'elle montre à l'évidence que l'argent est là, que le maire de Tours sait le trouver quand c'est un projet qu'il juge important. Je propose tout simplement que l'argent de cette passerelle (qui fait bien 3 Millions, car la Loire est large) serve à financer la reconstruction de la passerelle Fournier, quitte à attendre un peu, comme je l'ai déjà dit.


    Des contraintes mal évaluées

    La traversées des voies de chemin de fer amène la SNCF (ou RDF) à poser des contraintes manifestement draconiennes. La municipalité s'en plaint et, sur ce point, elle a tout à fait raison. A sa place, pourtant, j'aurais demandé aux habitants de la soutenir pour que la SCNF assouplisse ses conditions et, pour le moins, qu'elle commence par donner des explications pertinentes. Mais vous avez compris qu'il n'est pas dans la culture municipale de s'appuyer sur la population. Donc il va falloir subir ces grosses contraintes.

    Pour la reconstruction, il faut prévoir les travaux avec 50 mois d'avance et ils doivent s'étendre sur 24 mois.
    Pour la réfection, il faut prévoir les travaux avec 40 mois d'avance et ils doivent s'étendre sur 24 mois.

    Vous remarquez tout de suite que, là, on gagne presque rien en choisissant la réfection.

    Pire, et c'est très important, la réfection va obliger à fermer longtemps la passerelle (pas les 24 mois entiers, mais au moins 1 à 2 mois), ce qui provoquera d'énormes gênes pour les habitués et notamment les collégiens qui y passent 4 fois par jours (je le sais, mes enfants ont subi les longs détours en début 1996, la passerelle avait été bloquée plus d'un mois). Alors qu'avec une reconstruction, il n'y aurait aucune gêne, puisque l'ancienne passerelle resterait constamment en service pendant la construction de la nouvelle, à côté.


    Une diversion politicienne

    Lors de la réunion, certains conseillers municipaux ont oublié les faits techniques qui les embarassaient et se sont défoulés dans des considérations politiciennes hors-sujet que je ne traite pas ici mais dans cette sous-page pour ne pas polluer mon propos, déjà très long. J'y présente aussi l'article du quotidien local qui n'a guère retenu que ces digressions et n'aide pas la population à être informée.


    Un dossier à suivre

    Je ne compte pas délaisser ce dossier de la passerelle, tant il y a de raisons de mieux le traiter (je n'en suis pas encore arrivé à croire que la négligence des conseillers municipaux est un puit sans fond). Pour la prochaine réunion du CVL, en octobre, je poserai une série de "questions diverses". Je pense à celles-ci :
    • L'étude de 2005 a-t-elle été analysée depuis la dernière réunion du CVL ? Si oui, qu'en ressort-il ?
    • Quel a été le coût de la réfection de 1996 ?
    • Quel a été le coût de chacune des trois études de 2005, 2008, 2010 ?
    • La contenu de ces trois études va-t-il être mis à disposition des habitants ?
    • Les négociations avec la SNCF ont-elles été stoppées ? Si non, où en sont-elles ?
    • les négociations avec la SNCF incluent-elles une disposition qui interdise à la SNCF d'exiger la rupture du passage entre les deux quartiers sur une durée trop longue (par exemple deux mois), dans le contexte de travaux et hors ce contexte (par exemple sous prétexte de norme non respectée) ?

    Normalement, la mairie est tenue de répondre aux questions qu'on lui pose. Si c'est comme en décembre 2009, elle ne répondra pas et ça sera de très mauvaise augure.


    Les risques de la réfection

    Choisir la réfection plutôt que la réfection amène un risque primordial, c'est que l'ancienne passerelle ne peut pas mettre mise à toutes les nouvelles normes. Notamment, elle devrait être plus haute de 1 à 2 mètres. Il est donc à craindre que si un accident assez grave a lieu (par exemple un gamin lançant des objets sur la voie), la SNCF exige le respect des normes et donc la fermeture de la passerelle. Ce qui signifie que durant plusieurs années le lien entre les deux quartiers serait rompu avec toutes les conséquences que ça implique (notamment l'usage récent d'habitants du Sanitas de venir prendre les bus des lignes 3, 8 et 17, depuis la réorganisation du réseau, usage qui pourrait s'accentuer pour des habitants plus lointains arrivant par le tramway).

    Un autre risque serait une brisure dans la structure en acier. Comme cet alliage rare n'est plus maintenu, la réparation ne serait pas évidente, avec, là aussi, une rupture du lien...


    Les avantages d'une reconstruction

    Enfin il convient de rappeler que la reconstruction amène des avantages substantiels par rapport à la réfection.

    D'abord elle entre tout à fait dans les objectifs du Plan d'Aménagement de de développement Durable (PADD) rédigé par la municipalité, qui privilégie :
    • en son orientation 1 de "créer de nouveaux emblêmes urbains", une belle passerelle en est un, en plein dans l'entrée ferroviaire de Tours
    • en son orientation 2 les circulations piétonnes et cyclistes, et "en toute sécurité" (donc en enjambant aussi la rue Edouard Vaillant)
    • en son orientation 3 de vitaliser les quartiers et de le faire en cohérence avec l'arrivée du tramway
    • et même en son orientation 4 qui préconise que "ponts et passerelles deviennent belvédères avec des projets valorisant des circulations douces en toute sécurité"

    Un belvédère ? Aucun habitant n'en a tant demandé, quelle ambition ! Hélas, surtout, quelle différence entre ces ambitions claironnées et l'attitude minable d'un rafistolage hors de prix pour se débarasser d'un projet jugé encombrant alors que dans le cadre du PADD, il devrait être un symbole de la ville "attractive" "rayonnante", aux "circulations douces", en "harmonie avec la nature".

    Minable.



    C) 2010-2011 PASSAGE EN FORCE OU CONCERTATION ?


    Demandes de précisions


    Le 20 septembre 2010. Je pose les questions suivantes pour le prochain CVL-Est.
    1) Les études de 2005, 2008, 2010 sur la passerelle Fournier peuvent-elles être consultées et comment ?

    2) Lors de la dernière réunion pleinière du CVL Tours-Est, les techniciens de la ville de Tours ont dit qu'ils analyseraient l'étude de 2005. Quelles sont leurs conclusions ?

    3) A propos de la passerelle Fournier, je demande que le choix entre sa reconstruction à moyen terme et sa réparation / amélioration à court terme soit soumis à un vote du collège des habitants du CVL-Est, ou à un vote du CVL-Est, ou à un référendum sur les quartiers Sanitas et Velpeau, ou à un référendum sur la ville de Tours (comme il y en avait eu un sur la reconstruction du Pont Wilson). La mairie opte-t-elle pour une telle consultation populaire ?


    Le 12 octobre 2010.

    Réponses aux questions posées :
    1) L'étude de 2005 peut être consultée, il est possible de poser des questions aux services techniques sur les deux autres dossiers. Je le ferai.
    2) J'ai compris que l'étude en question leur était apparue légère et manquant de données concrètes. Je verrai en la consultant...
    3) Non.

    Par ailleurs, le compte-rendu de la réunion précédente, rédigé par la mairie, était très partial, à propos de la passerelle, mettant en valeur uniquement les choix de la mairie. Je l'ai contesté de façon très précise en proposant une autre rédaction moins subjective. Cela m'a été refusé, la parole m'a été confisquée par le coprésident municipal qui a refusé de demander l'avis du coprésident citoyen. Pour évacuer le problème, il a demandé un vote sur le fait d'annexer mon compte-rendu, ce qui a été voté. Mais cela n'a pas effacé le compte-rendu municipal qui a donc été imposé par la force, le mien n'étant qu'un document d'annexe (ce qui est tout de même mieux que rien, comme le voulait la mairie en déclenchant le vote). Ces deux compte-rendus sont présentés sur cette page.

    Le 28 décembre 2010.

    Par rapport à la 1ère réponse que l'on m'a donné, malgré plusieurs relances, je n'ai toujours pas pu poser de questions aux services techniques sur les deux derniers dossiers. Je viens de faire une nouvelle relance. Par contre, on m'a communiqué le 1er dossier. Il s'avère différent se ce que je pensais, s'en tenant à la description des entretiens à mener, et qui ont été ensuite menés. Il n'y a notamment rien sur la qualité de l'acier et, par exemple, sa comparaison avec celui de la Tour Eiffel, comme on est plusieurs à s'en souvenir. En 2005, je ne suivais le sujet de très près et il est donc dommage que je ne retrouve pas l'origine de ces propos.

    Par ailleurs, la NR du 23 décembre a annoncé une quatrième étude (voir ici). J'en suis étonné, et aussi étonné du titre "Rénovation à minima", le minima n'étant pas expliqué dans l'article. Si cela est vrai, si le coût de rénovation est très sensiblement diminué, c'est pour moi une bonne nouvelle... à condition de garder en ligne de mire une reconstruction...

    En fait, cet article approximatif correspond à une situation incertaine, comme on va le voir.


    Le 20 janvier 2011

    Des éclaircissements et une demande conjointe

    Suite à ma demande de connaître les études de 2008 et 2010, une réunion s'est tenue dans les locaux de Tours Plus pour faire le point, avec deux ingénieurs de Tours Plus et Tours, avec M. Cortot, conseiller municipal et avec le coordinateur des CVL. J'y étais avec deux autres personnes du CVL-Est. On a eu des données précises, j'essaye d'en présenter l'essentiel :
    • Etude de fin 2008, début 2009 sur la construction d'une nouvelle passerelle. Comme nous l'avions demandé, elle est dans l'axe des rues du Docteur Fournier et Jacques-Marie Rougé. Alors que nous la voulions ouverte, elle est couverte. Alors qu'on privilégiait des rampes pour les vélos, il y a des ascenceurs. L'option le franchissement de la rue Edouard Vaillant n'a pas été étudiée, alors qu'elle avait été demandée (à la réunion du 12 novembre 2008). On se retrouve avec une passerelle plus courte que l'actuelle, 110 mètres au lieu de 140, plus large, 3 m au lieu de 2 m (en réalité 1,70 m, car il faut enlever la canalisation). + Vidéosurveillance. Le coût était de 7,6 millions d'euros TTC (soit 6,7 M Hors Taxes).
    • Etude de 2010 sur la réfection de l'actuelle passerelle et aussi sur une nouvelle passerelle.
      • Reconstruction : rampes au lieu d'ascenseurs, non couverte, plus de vidéosurveillance, une largeur moindre à 2,50 m. Le coût est cette fois de 6,8 Mo TTC. Coûts des ascenseurs : 0,274 M ; coût des rampes : 696 M. Avec ascenseurs, la reconstruction passe donc à 6,4 M.
      • Réfection : consolidation, peinture, éclairage, nouveaux escaliers, ascenseurs : 4,4 M. (toujoursTTC)
    • Etude de 2011 : elle n'est pas encore définie. Sera-t-elle orientée reconstruction ou réfection ? Ce n'est pas encore décidé, même si j'ai l'impression que ça penche beaucoup pour une réfection.

    Cela m'amène aux considérations suivantes :
    • Il existe une option "réfection minimum", sans ascenseurs ni rampes, sans nouveaux escaliers, sans nouvel éclairage, seulement avec réfection et peinture. Elle est de l'ordre de 2 M.
    • L'option reconstruction n'est envisagée que dans une optique très réduite de franchissement des rails, alors que nous demandions que soit réaliséé un véritable axe piéton entre la place Velpeau et le palais des sports / station de tramway. Cette orientation, pourtant en phase avec le PADD, n'est pas prise en compte. De même un axe cycliste entre St Pierre des Corps et La Riche n'est pas du tout pris en compte. Le fait de mettre les rampes dans le sens est-ouest permet cette prise en compte.
    • En dehors de ces aspects techniques, il apparaît toujours que la municipalité estime qu'un coût de réfection de 4,4 M est préférable à un coût de reconstruction de 6,8 M, ce que nous ne comprenons pas. Il semble qu'elle soit coincée entre une urgence à réparer ou reconstruire et une incapacité à avoir l'argent pour reconstruire, ce qui l'amène à choisir une réfection à un prix exorbitant des deux tiers d'une passerelle neuve. J'arrive ainsi à saisir à peu près son raisonnement, ce qui n'était pas le cas auparavant.
    • Il y a eu d'importants travaux en 1996, on n'en connaît pas la teneur, on n'en connaît pas le coût. Connaître précisément les dégradations sur la durée 1996-2010 permet de faire une projection pour estimer la durée d'une réfection. J'ai demandé à ce que les informations liées à cette étude de 1996 soient trouvées et qu'on s'en serve pour faire des projections.
    • On peut aussi se poser la question de la nécessité de mettre des rampes ou ascenseurs, d'évaluer les avantages fonctionnels d'une nouvelle passerelle (deux fois plus large, ça permet de mieux faire côtoyer piétons, cyclistes...). A mon sens, avant de choisir, il convient de peser le pour et le contre de chacunes d'elles, en terme de service rendu, en terme de durées avant futures réfections, et bien sûr en terme de budget.
    • Sur ce sujet du budget, nous étions en profond désaccord avec notre édile municipal. Il convient de savoir ce qui est important, il convient de savoir gérer les priorités. Quand en 3 ans le budget d'une ligne de tramway augmente de 100 M. d'euros hors taxes pour le même kilométrage et le même nombre de stations, quand on dépense à répétition de très grosses sommes pour des équipements sportifs moins essentiels qu'une passerelle entre deux quartiers (par exemple, dans le journal de cette semaine, 6 M pour la piscine Gilbert Bozon), on peut trouver 6 à 7 M pour un ouvrage qui durera 120 ans (6 fois plus longtemps qu'une piscine). Encore faut-il le vouloir. Et même si on ne le peut pas dans 3 ans, on le prévoit pour dans 5 ou 8 ans.
    • Bref, il ne s'agit de franchir le cap des 3 ans en utilisant les sous dont on dispose, pour, à courte vue, agir au plus pressé. Il convient, à mon sens, de mettre en place un plan à 5, 10 ou 20 ans de réfection et reconstruction prenant en compte les divers paramètres pour optimiser coûts et services rendus.
    • Globalement, cette réunion m'apparaît positive, surtout par rapport aux silences précédents et à la réunion du 19 juin. Elle apporte une transparence technique. Elle montre que les études ont permis de mesurer certains choix (surtout rampes et ascenseurs), mais en ont ignoré d'autres (positionnement de la rampe...) et ont ignoré la durée de validité des opérations, ce qui empêche de faire des projections. Elle montre un manque d'ambition (axes négligés pour piétons et cyclistes, franchissement de la rue Edouard Vaillant), un manque d'imagination (pour les rampes) et un manque de volonté (pour planifier les budgets).

    Et à des considérations essentielles sur les rampes :
    • Les rampes s'avèrent très longues et obligent à un important détour. Du côté est (c'est symétrique de l'autre côté) la rampe longe la rue Edouard Vaillant (côté nord vers la gare) avec une montée en deux temps avec un lacet au milieu, comme en montagne. Dans cette disposition, pour les cyclistes, je pense que c'est bien pour la descente, mais que beaucoup préféreront monter avec l'escalier (comme actuellement, le vélo sur l'épaule ou en utilisant une goulotte qui mérite d'être élargie). Certains cyclistes préfèreront un ascenseur, d'autres pas. Pour les handicapés, j'ai l'impression qu'ils préféreront un ascenceur. Je pense qu'il faudrait faire un petit sondage pour se rendre compte des divers avis. Dans cette disposition, je trouve que la préférence pour des rampes n'est pas évidente, même si ça présente moins de risques de pannes et de dégradations.
    • Mais si ces rampes n'apparaissent pas convaincantes, c'est d'abord parce qu'elles sont mal placées (voir le plan ci-dessous, en bleu). La passerelle est dans l'axe est-ouest et elles sont placées dans l'axe nord-sud, donc le premier inconvénient est d'allonger presque par trois le trajet de ceux qui les emprunte. Qu'on les positionne dans l'axe est-ouest et, là, leur utilisation deviendra naturelle. Est-ce possible ? Du côté ouest (Sanitas), il y a la place pour un long dénivellé jusqu'à la station de tramway, passant au dessus des places de parking le long de la rue Jacques-Marie Rougé (en orange, à gauche), donnant d'ailleurs envie aux piétons de l'emprunter (avec séparation des passages piétons et vélos, comme tout le long de la passerelle), évitant ainsi les longs escaliers. Du côté est, c'est moins évident, mais c'est aussi possible en franchissant la rue Edouard Vaillant, en commençant la pente bien avant et en effectuant un tourniquet (en orange à droite). Et les piétons préfèreront aussi l'emprunter, d'autant plus que ça leur évitera de traverser la dangereuse rue Edouard Vaillant.
    • Il serait même possible (option non retenue dans le schéma) de prolonger la rampe plus avant (que dans le schéma ci-dessous) dans la rue du Dr Fournier, au détriment des places de stationnement, ce qui peut éviter le "tourniquet" (il est aussi possible qu'il soit possible de moins avancer dans la rue...). Le troisième escalier, le petit à l'Est, peut permettre de diminuer la largeur de la fin de la rampe.

    Selon l'étude de 2010, on arrive à ce détail approximatif, d'après les notes que j'ai prises :
    Reconstruction
    4,3 : passerelle
    1,3 : coûts connexes RFF-SNCF
    0,2 : déconstruction de l'ancienne passerelle
    0,3 : escaliers, éclairages... (donc total 6,1 M sans les rampes)
    0,7 : rampes (donc total 6,8 M)
    0,3 : ascenseurs (facultatif))
    Rénovation
    0,7 : réparation métallique
    0,2 : peinture
    1,0 : coûts connexes RFF-SNCF
    0,2 : divers indispensable (donc total 2,1 M réparation a minima)
    2,3 : escaliers, éclairage, ascenseurs etc. (donc total 4,4 M)

    En conclusion, l'étude de 2008 modifiée avec des rampes et escaliers bien positionnés dans le sens est-ouest constitue une solution que nous nommons "optimale", permettant d'avoir un axe piétonnier, cycliste et pour handicapés satisfaisant en terme de commodité pour le coût estimé de la solution à 6,8 M (les rampes ont seulement changé de sens), à augmenter tout de même légèrement à cause d'un positionnement plus délicat des rampes, avec davantage de courbures, et à cause du 3ème escalier (le 3ème à l'Est) aussi du fait qu'il convient de garder la largeur de la passerelle, donc 3 mètres, disons 7,2 M. Remarque importante : dans cette solution, si la contrainte budgétaire est vraiment forte, il est possible de budgéter en deux temps, d'abord à 6, 1 Mo avec 2 escaliers sans rampes, puis ajouter un peu après les rampes et le 3ème escalier pour un coût de 1, 1 M.

    Ainsi pour simplifier, le choix se situe entre la reconstruction optimale à 6,1 + 1,1 M, la réfection complète à 4,4 M et la réfection minimale à 2 M


    En jaune l'axe pietonnier et cycliste est-ouest préconisé à la réunion du 12 novembre 2008, la nouvelle passerelle est en rouge (correspondant à l'étude de 2008), les escaliers sont en violet. En bleu le positionnement des rampes d'accès dans l'étude de 2008, en orange l'autre positionnement plus convaincant de la "reconstruction optimale". (photo Google Map)

    APPEL POUR UNE RECONSTRUCTION OPTIMALE DE LA PASSERELLE FOURNIER Le 25 janvier 2011
    Nous, Sophie Robin, du collectif Vélorution, Jean-Marie Magi, membre du CVL-Est, et Alain Beyrand (ancien membre du CVL-Est, blogueur, www.pressibus.org/passerelle), ayant pris connaissance le 20 janvier 2011 des études réalisées en 2008 et 2010 sur la passerelle Fournier, étant donnés les éléments techniques et budgétaires dont nous disposons actuellement :
    1. Nous demandons que la préférence soit donnée à une "reconstruction optimale" reposant sur la reconstruction envisagée en fin 2008, mais avec les escaliers et les rampes (cyclistes, piétons, poussettes...) positionnés dans le sens est-ouest, permettant de franchir la rue Edouard Vaillant et d'arriver avant la station de tramway, du côté Sanitas.
    2. Nous estimons que, si c'est budgétairement nécessaire, les travaux peuvent être scindés en deux, d'abord la passerelle et les deux escaliers principaux pour 6,1 Millions d'euros (TTC, 5,3 M. Hors Taxes), ensuite les deux rampes et le petit escalier pour 1, 1 M. En complément facultatif, des ascenseurs pourraient aussi être ajoutés.
    3. Nous rejetons toute réfection conséquente, qu'elle soit minimale à 2 M ou complète à 4,4 M, car nous les jugeons trop onéreuses, trop handicapantes (accès coupés pendant les travaux) et ne répondant pas aux besoins d'aujourd'hui (accès direct au tramway, priorités aux circulations douces...). Nous demandons un suivi des points jugés dangereux, avec application de traitements ponctuels de prévention. Nous refusons que soient dépensées de grosses sommes pour prolonger la vie d'une structure usée devenue inadaptée, nous préférons attendre un peu pour que soit réuni l'argent nécessaire à la reconstruction.
    4. Nous sommes ouverts à tout dialogue et à la prise en compte de nouvelles données. Nous sommes conscients que ce nous proposons en schéma ci-dessus demande des modifications probablement conséquentes, mais l'essentiel est qu'il nous apparaît nécessaire et possible de positionner les escaliers et les rampes dans le sens est-ouest.
    5. Comme cela avait été fait à la concertation précédente du 12 novembre 2008, nous insistons sur la nécessité de développer l'axe est-ouest en circulations douces. Il en manque sérieusement, alors qu'elles sont développées dans l'axe nord-sud. Cette passerelle et ces rampes doivent devenir des passages les plus naturels possibles (donc raccourcis, confortables, sécurisés) pour circuler à pied et à vélo entre les deux quartiers Velpeau et Sanitas, et, au delà, entre St Pierre des Corps et La Riche (c'est là, avec le pont du milieu, le seul obstacle majeur sur une continuité de rues existantes). Nous demandons que la ville et l'agglomération en prennent conscience et oeuvrent en ce sens, conformément aux divers documents administratifs (PADD, Plan Climat...).
    6. Nous espérons aboutir à un consensus, notamment auprès des associations concernées. Nous demandons à ce que, dans le prolongement de la réunion constructive du 20 janvier, avec la même transparence technique qui nous manquait depuis 2008, une ou plusieurs réunions de travail soient organisées dans le cadre du CVL-Est (ces réunions sont ouvertes à tous les citoyens) pour préciser le contenu de l'étude à mener en 2011.


    Remarque : si la longueur de la rampe n'est pas suffisante du côté ouest, des solutions pour la rallonger sont possibles,
    comme ci-dessus pas un double tourniquet, ou par un plus grand enjambant la rue Edouard Vaillant.
    Il est aussi possible d'avancer davantage sur la rue du Dr Fournier.
    D'après nos calculs, la longueur de la rampe est de 150 m pour un seul tourniquet et de 210 m
    pour deux tourniquets, et du côté ouest, en ligne presque droite, on disposerait de 185 mètres.
    Techniquement et budgétairement, si on veut une solution, on en trouvera une.

    J'ajoute quelques considérations complémentaires :
    • L'usage des habitants évoluera avec un train d'union entre quartiers beaucoup plus confortable, comme si on positionnait une avenue piétonne et cycliste entre la rue du docteur Fournier et la station de tramway, entre la place Velpeau et le palais des Sports. Notamment, le fait pour les piétons d'utiliser une pente douce (plus douce que celle du pont du Milieu), plutôt que des escaliers, sera apprécié. Tout cela est impossible avec l'ancienne passerelle.
    • Il est tout de même extraordinaire que la vieille passerelle jugée moribonde il y a cinq ans soit considérée gaillarde pour des raisons budgétaires à très courte vue...


    Le 28 janvier 2011

    Quand le maire ne sait pas (ou ne veut pas) compter...

    Au Centre de Vie du Sanitas, le maire a présenté ses voeux à la population. Il s'est prononcé pour une rénovation de la passerelle en estimant que le coût de 7 à 8 millions d'euros d'une reconstruction était excessif par rapport au coût de 6 millions du pont du tramway sur le Cher. Etrange approximation. En effet, le coût d'une reconstruction selon l'étude de 2010 est de 6,8 M. TTC (5, 8 M. HT), 6,1 M. TTC (5,2 M. HT) sans les rampes qui peuvent être ajoutées après. Alors que le coût du pont du tramway sur le Cher est de 6 M. HT.

    Le 8 février 2011

    Déposition à l'enquête publique sur le PLU

    Du 1er février au 3 mars 2010, se déroule l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de la ville de Tours. La "rénovation" y est annoncée, malgré de nombreux arguments favorables à la reconstruction de la passerelle. C'est l'occasion d'argumenter, je l'ai fait dans une déposition que je présente sur cette page voisine.

    Le 9 février 2011

    Points de vue au CVL-Est

    Cette réunion du CVL-Est a été l'occasion pour le maire de réaffirmer sa volonté de rénovation, oubliant ainsi la promesse électorale de sa liste pour une reconstruction. Il a sorti deux nouveaux éléments de son chapeau. D'abord, une rénovation durerait 30 à 35 ans, alors que celle de 1996, du point du vue et de la peinture (et donc de la rouille) et du revêtement de sol aboutit déjà à un piteux état en 2011. Ensuite, il remplace l'ascenseur par un monte-charge où on accrocherait son vélo, on monterait (ou descendrait) les escaliers à pied et on récupérerait son vélo en haut (ou en bas)... De notre côté, nous avons pu lire notre appel, mais notre demande de créer un groupe de travail ou de consulter les habitants a été évacuée (il fut un temps ou un maire s'en remettait aux Tourangeaux pour savoir s'il fallait rénover ou reconstruire le pont de pierre...). De plus des chiffrages ont été avancés qui ne correspondaient pas à ceux du 20 janvier sur l'étude de 2010.

    Du côté municipal, il a aussi été avancé que l'Architecte des Bâtiments de France aurait son mot à dire sur l'esthétique d'une nouvelle passerelle (est-il baillonné pour l'ancienne ?), ce qui provoquerait un surcoût. C'est effectivement possible, mais il est aussi sûrement possible de reporter ce surcoût sur la seconde tranche de travaux.

    Mais que ce soit à cette réunion ou par les divers contacts que nous avons entamés, notre appel reçoit un bon accueil. Plusieurs associations le soutiendront. Et il est probable qu'une bonne majorité des candidats aux élections cantonales le feront aussi. Nous en reparlerons ici. C'est un point très important de la vie de nos quartiers et il est bon de connaître l'avis des candidats sur cette question.

    Il est à signaler que la NR a réalisé un article partial (ici), allant bien au dela des propos de la municipalité, estimant que le prix entre rénovation et reconstruction irait du simple au double et que la mise en place de rampes serait "une douce utopie". Nous avons demandé un correctif, l'édition du 12 février l'a pris en compte en ce qui concerne les chiffrages de l'étude de 2010.

    Les 3 et 5 mars 2011

    Le soutien des candidats aux cantonales de Tours Est

    La concomitance entre cet appel et les élections cantonales sur Tours-Est a amené notre petit groupe de trois personnes à rencontrer les candidats. En ce jeudi 3 mars, les élections ayant lieu les 20 et 27 mars, nous en avons rencontré cinq sur huit. Ce sont, par ordre alphabétique, Christophe Boulanger (Europe Ecologie Les Verts), Monique Chevet (PS national), Hervé Cochetel (sans étiquette), Alain Dayan (PS local), Guillaume Lapaque (sans étiquette, soutenu par l'UMP et le Nouveau Centre). Nous leur avons demandé de se positionner sur notre appel pour une reconstruction optimale et, de façon plus générale, sur la reconstruction et la rénovation. Voici les réponses [en prenant en compte les réponses arrivées après les 3 et 5 mars].

    Priorité reconstruction
    Indécision
    Priorité rénovation
    Reconstruction optimaleReconstruction Rénovation minimale provisoire Indécision Rénovation du maire
    Hervé Cochetel
    Guillaume Lapaque

    Rappelons que notre appel autorise des variantes.
    Josette Blanchet
    Monique Chevet
    Sans écarter la reconstruction optimale, mais en envisageant d'autres options, à préciser.
    Christophe Boulanger
    Fanny Puel
    L'objectif est une reconstruction à moyen terme (une dizaine d'années) (la priorité allant à une passerelle sur la Loire à Fondette). En attendant, la mise en place rapide de rampes doit permettre une meilleure accessibilité, pour un moindre coût, en se contentant par ailleurs du minimum (maintenir la solidité de la passerelle).
    Thierry Salmon
    Attente de l'étude de 2011, avec plusieurs options de reconstruction et de rénovation
    Alain Dayan
    Contrairement (nous semble-t-il) au maire, il n'écarte pas la possibilité d'une reconstruction, en fonction d'une étude plus fine.

    En concordance avec notre appel, nous donnons logiquement préférence aux candidats situés graduellement les plus à gauche de ce tableau.

    Nous avons noté le vif intérêt de tous ces candidats pour la passerelle Fournier. Nous avons remarqué la très bonne connaissance technique de Christophe Boulanger. Il rejette vigoureusement le projet de rénovation du maire, notamment parce qu'il estime qu'il n'y a pas d'urgence à rénover la passerelle et il considère, comme nous, que ça serait trop onéreux pour un usage qui n'est pas à la hauteur des besoins. Il pense aussi que les exigences budgétaires de RFF-SNCF sont justifiées et qu'elles peuvent probablement être diminuées si la reconstruction est basée sur une passerelle sans pilier intérmédiaire, avec un maître d'ouvrage sachant minimiser l'impact sur les voies par une mise en place très rapide du tablier. Il nous a aussi confirmé ce que nous supposions déjà, d'après nos lectures sur la Toile : la pente minimale pour la rampe n'est pas de 4 % mais de 5 % (exactement 4,99 %, avec des paliers), et il pense, comme nous, qu'il n'y a pas urgence à rénover. Pour lui, la priorité doit être à court terme l'accessibilité, à moyen terme la reconstruction. Et pas besoin de rénovation, seulement s'en tenir à l'indispensable. Cette position est donc finalement proche de la nôtre et de celle de Monique Chevet.

    Nous avons aussi noté très favorablement l'accord de tous les candidats pour que l'étude de 2011 soit précédée par une concertation avec un groupe de travail du CVL Est. Nous souhaitons que cette étude puisse porter sur plusieurs hypothèses, la nôtre bien sûr, mais aussi celle de Christophe Boulanger, celle du maire. Si le choix entre les diverses hypothèses s'avérait contreversé, il nous apparaît souhaitable, en fin de compte, de laisser choisir les habitants des quartiers Sanitas et Velpeau.

    Nous avons posé une seconde question : s'ils sont élus, les candidats agiront-ils pour que le Conseil Général apporte une subvention aux travaux et agisse auprès de RFF-SNCF pour améliorer les choses ? Tous ont répondu positivement.

    Nous leur avons enfin posé une troisième question, sur un autre sujet, le maintien du collège Pasteur. Voir ici.

    En ce qui concerne les trois autres candidats, nous n'avons depuis approfondi le sujet avec eux :
    • Thierry Salmon (Modem, membre de la majorité du conseil municipal) nous a envoyé sa profession de foi. Il y indique des chiffrages faux (4 M pour la rénovation, 8 M pour la reconstruction) et ne se prononce pas entre reconstruction et rénovation en estimant que l'étude de 2011 permettra de choisir, alors qu'il n'est actuellement pas sûr du tout qu'elle soit orientée en ce sens. Dans le tableau ci-dessous, nous le plaçons donc avec une couleur tierce neutre, intitulée "Indécision", dans une colonne située entre celle de Christophe Boulanger et celle d'Alain Dayan.
    • Fanny Puel (NPA) semble pencher pour la reconstruction, dans un positionnement au niveau de celui de Monique Chevet et Christophe Boulanger [effectivement, le 10 mars, elle se prononce pour l'option de Christophe Boulanger]
    • Pour Josette Blanchet (Front de gauche, membre de la majorité du conseil municipal), la priorité est à une reconstruction avec l'aide de l'état. L'étude de 2011 doit envisager les diverses possibilités.

    Le samedi 5 mars, à midi, les huit candidats se sont retrouvés autour d'une table pour débattre sur Radio Béton (93.6). Le sujet de la passerelle a été évoqué dans un sens conforme à ce qui est ressorti de nos rencontres.

    Dans l'après midi, le collectif Vélorution a, une fois de plus (c'est bien la quatrième fois), manifesté devant la Passerelle Fournier (son compte-rendu est ici). En voici une photo :


    Plusieurs candidats et suppléants étaient présents, Christophe Boulanger et sa suppléante Micheline Delalay, Hervé Cochetel, Guillaume Lapaque, Thierry Salmon et Claude Bourdin, le suppléant de Monique Chevet.

    Nous avons de plus apposé quelques affichettes indiquant le positionnement du maire et des candidats sur la reconstruction, notamment en haut à droite de cet intéressant panneau historique que la municipalité a récemment apposé en bas de la passerelle, côté Sanitas, à l'initiative du CVL Est (avec d'autres panneaux historiques répartis ailleurs dans le quartier du Sanitas) :


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    La passerelle aura 120 ans au mois de juin, ça sera sans doute l'occasion du passage d'une nouvelle Vélorution, en espérant que les choses auront évolué favorablement. Même si nous souhaitons sa disparition, nous célèbrerons cet anniversaire d'un ouvrage qui aura rendu de très grands services à la population.

    J'ai profité de cette manifestation et de la distribution de l'affichette pour discuter avec quelques passants. Tous ont préféré l'option reconstruction et tous étaient favorables à ce qu'une rampe permette d'enjamber la rue Edouard Vaillant. Tous aussi trouvaient qu'une rénovation serait trop dispendieuse et handicapante par un accès interdit durant une longue durée, ce que n'occasionne pas une reconstruction. Notre action est bien sûr renforcée par de tels contacts.

    Le 23 mars 2011
    Au premier tour, Christophe Boulanger est arrivé en tête devant Alain Dayan. Si les électeurs avaient voté en fonction de la passerelle, étant donné le positionnement des candidats dans le tableau ci-dessus, 75 % des suffrages exprimés auraient été pour la reconstruction et 20 % pour la rénovation, 5 % étant indécis. A court terme, l'essentiel est que 100 % veulent qu'il y ait une concertation avec le CVL de Tours Est avant le déclenchement de l'étude de 2011.

    Le 30 mars 2011
    Au second tour, c'est le candidat vert qui a été élu.

    Les 4 juin 2011

    Les 120 ans de la passerelle

    Avec 10 jours d'avance, Vélorution a fêté les 120 ans de la passerelle du docteur Fournier, un maire de la ville qui, sur ce sujet, était à l'écoute de ses habitants. Alors que la mairie a peut-être accordé (daigné accorder, dirais-je plutôt, tellement ça paraît être de mauvaise volonté, je m'en explique ci-après) une réunion préliminaire à l'étude, laquelle réunion n'est même pas encore fixée, alors que par ailleurs les financements semblent être débloqués pour une rénovation que l'on veut, apparemment, imposer, alors qu'à travers l'Europe (y compris à Tours) "les indignés" réclament davantage de démocratie, c'était l'occasion de rappeler que l'on veut que la population soit consultée, pour que son avis soit pris en compte.


    Une pancarte pour demander que les habitants soient écoutés.
    (c'est l'occasion de rappeler que 8 candidats aux
    cantonales sur 8 voulaient cette consultation)

    L'extrait qui suit du compte-rendu du CVL-Est du 11 avril est désolant :
    - Où en est-on de la passerelle Fournier ?
    - Il faut continuer à échanger régulièrement avec les services de Tour(s)plus.

    Il n'y a eu aucun échange depuis, et ce n'est même pas possible, puisque la mairie a refusé que soit créé un groupe de travail. Il n'est pas question de la réunion qui avait été évoquée. Depuis 2005, il n'y a pas eu d'échanges réguliers, seulement trois réunions, dont deux obtenues très difficilement, alors que deux études se sont succédées. Le seul fait de dire qu'on "continue" comme avant, en appelant ça "échange", est significatif... Comme nous le disons depuis plusieurs mois, il est pourtant essentiel que nous ayons au moins une réunion avant le déclenchement de la nouvelle étude.
    On en reparlera sûrement lors du prochain CVL Est (le 29 juin à 20 h, salle Raspail, 3 place Raspail).

    Le lendemain, 5 juin, dans son édition du dimanche, la NR en a parlé un peu (ici) en indiquant qu'aucune manifestation officielle n'était prévue pour les 120 ans. Il est vrai que des habitants auraient pu être présents et s'exprimer...

    Le 29 juin 2011

    Nouveau refus de concertation, honte !

    Le 27 juin, 2 jours avant le CVL du 29 juin (3 place Raspail, à 19 h), nous apprenons (en groupe Inter CVL) que l'étude est lancée et qu'une réunion aura lieu après qu'elle soit terminée, avec l'architecte choisi, très probablement sur la base d'une rénovation.

    Ainsi, comme nous le craignions depuis quelques temps, nous sommes à nouveau devant un refus délibéré de concertation. Deux jours plus tard, en réunion pleinière, nous exprimons notre indignation en distribuant le tract qui suit et en rappelant que la réunion prévue lors du CVL précédent n'a pas eu lieu.



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    Dans l'adversité, nous sommes un petit groupe qui est décidé à réagir et à refuser
    tout diktat de la mairie, que nous estimerions contraire à l'intérêt public
    (comme la rénovation onéreuse, bloquante et provisoire qui se profile).
    Nous avons discuté à de multiples reprises avec les utilisateurs de la passerelle
    (et nous en sommes), nous estimons que les idées que nous défendons sont bien les leurs.


    Le 1er juillet 2011

    La bonne surprise de fin de CVL sera-t-elle confirmée ?

    [Chapitre d'abord rédigé le jeudi 30 juin au matin en forme de "Post-Scriptum important"]
    Le sujet de la passerelle a de nouveau été traité hier à la fin de la séance (j'étais parti), lors des questions diverses (alors qu'aucun habitant n'a posé de question sur ce sujet). De façon très surprenante, il s'avère que ce qui est lancé porterait davantage sur une reconstruction et incluerait en préliminaire une discussion avec les habitants. Ce positionnement, très différent de celui que nous percevions, nous amènerait très probablement à modifier notre position, également de façon très différente.
    Mais pourquoi ne nous l'a-t-on pas dit plus tôt ? Il y a deux jours ou ne serait-ce qu'en début de séance quand le sujet avait été évoqué dans la prise en compte du compte-rendu de la réunion précédente. Ca aurait évité le tract et les affichages ci-dessus. Je les ai enlevés, en espérant qu'ils ne resserviront plus sous cette forme ou une autre...
    Une lettre de Tours Plus préciserait tout cela, elle devrait bientôt être placée sur le site de l'agglo (je ne la vois pas actuellement) ou nous être envoyée. je ferai un ajout quand nous en saurons plus, apparemment rapidement ou assez rapidement, en souhaitant que ce soit clair.
    En espérant que ce Post-Scriptum deviendra un titre du genre "Surprise, la reconstruction et la concertation sont réactivées !".

    [Suite de la rédaction, le vendredi 1er juillet au soir]
    La confirmation n'est pas venue cette semaine, directement ou indirectement via le site de Tours Plus. Nous avions compris qu'elle serait très rapide, puisque la lettre en question semblait déjà rédigée. Ce qui a précédé (l'historique est résumé sur le tract, ici) nous amène à rester très prudent, notamment dans le titre de ce chapitre que je mets sous forme interrogative.

    [Le 30 juillet]
    Rien de neuf, la situation est plus opaque que jamais...

    Le 19 octobre 2011

    De nouveau l'opacité


    Un article de la NR (ici) semble confirmer qu'une étude va être lancée à la fois sur la reconstruction et le rénovation. On devrait en savoir plus au CVL-Est du lendemain 20 octobre, ensuite annulé et reporté au 3 novembre.

    Et le 3 novembre, le sujet de la passerelle Fournier n'a pas été abordé. Une fois de plus, la mairie refuse toute concertation et gère ce dossier dans l'obscurité.

    Dans ces conditions, un "Groupe Citoyen de la Passerelle Fournier" s'est constitué, je passe la présente page en historique et je laisse l'ancienne page à disposition de ce collectif (avec lien sur l'historique, bien sûr).

    Donc, la suite est ici

    Alain Beyrand
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