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    Passerelle Fournier : une diversion politicienne lors de la réunion du 16 juin 2010


    J'ai publié en le bilan de la réunion pleinière du CVL-Est du 16 juin 2010 consacré à la Passerelle Fournier, et, pour ne pas polluer de considérations annexes un propos déjà long, j'ai déplacé sur cette page le fait que certains conseillers municipaux de la majorité ont oublié les faits techniques qui les embarassaient pour se défouler dans des considérations politiciennes.

    Elles partent du fait que le coprésident des habitants a regretté que l'exposé de la municipalité a été fait par des techniciens plutôt que par des politiques conseillers municipaux. Cette remarque m'apparaît pertinente car j'ai trouvé très regrettable qu'un technicien dise "On a décidé" que le coût était prohibitif et l'a montré écrit dans son argumentaire. Ce choix n'a rien de technicien, il est entièrement politique.

    Là dessus, certains conseillers municipaux ont perdu toute tenue pour oublier le sujet de la passerelle Fournier et attaquer le coprésident des citoyens en lui reprochant de ne pas être dans leur camp mais dans le camp adverse. Il est vrai que le coprésident, qui, il y a quelque temps était au Modem est maintenant proche du Nouveau Centre dans une municipalité socialiste. Et alors ? C'est son droit et c'est notre droit à nous, habitants de l'avoir élu. Après une année lénifiante avec un coprésident habitant transparent ou absent, nous avons cherché quelqu'un qui sache s'opposer à la municipalité et nous avons choisi celui-ci (notamment, je ne me suis pas présenté parce que je sais ne pas être assez diplomate pour ce poste). Notre coprésident a eu un peu de mal à entrer dans sa fonction, j'aurais notamment souhaité plus de vigueur de sa part lors de la réunion de décembre. Puis progressivement il a "pris ses marques" et maintenant il joue le rôle que nous voulions malgré que ce rôle soit systématiquement marginalisé par le coprésident municipal qui régente tout et ne fait rien pour partager (le micro, notamment).

    Je ne peux pas parler au nom des autres habitants car contrairement aux conseillers municipaux de la majorité qui se voient très souvent, nous n'avons pas l'occasion de nous réunir pour nous serrer les coudes, nous ne sommes que des juxtapositions d'individus en face d'un groupe solidaire. Mais je tiens à dire ici que ce coprésident, nous l'avons élu, et toute attaque personnelle contre lui est une attaque contre nous. Je ne peux pas être sûr de ce "nous" majoritaire des citoyens habitants, je viens de dire pourquoi, mais dans les discussions que j'ai eues après la réunion, j'ai entendu des habitants défendre notre coprésident, je n'en ai entendu aucun lui adressant un reproche.



    Venons-en maintenant à l'attitude du quotidien local, La Nouvelle République du Centre-Ouest. Voici son compte rendu du 17 juin.



    Comme je suis cité, au milieu des considérations politicienne et avec un qualificatif très réducteur, j'ai demandé à ce que soit publié le droit de réponse suivant :
    Dans votre article du 17 juin 2010 intitulé "Faut-il refaire ou raser la passerelle Fournier ?", vous me citez dans des considérations politiques qui ne me préoccupent pas et qui sont accessoires alors que votre article omet quatre faits très importants que j'ai signalés. (1) En 2005 une étude auquel le CVL-Est a été associé a conclu (notamment pour des raisons de normes et de constitution d'acier), que la passerelle ne pouvait pas être maintenue, or la mairie propose une consolidation sans même avoir lu cette étude de 2005, alors que c'est par là qu'auraient commencé les membres citoyens du CVL s'ils avaient été consultés (la mairie a quand même promis de la lire). (2) Justement, le CVL-Est n'a pas du tout été associé aux deux dernières études, qui ne sont d'ailleurs pas rendues publiques, et cela explique en bonne partie le mécontentement des habitants qui y participent. (3) Ensuite l'article indique que le coût d'une passerelle neuve est de 7,5 Millions d'euros sans dire qu'il comprend le coût de destruction de l'ancienne passerelle et sans dire qu'il peut être diminué par des négociations (alors qu'inversement vous indiquez qu'elles baisseraient le coût de réhabilitation de 4 à 3,3). (4) Enfin vous ne signalez pas que M. Germain, qui ne sait pas trouver environ 3 Millions manquants pour la reconstruction, saurait en trouver pour construire une nouvelle passerelle sur la Loire (cf. votre édition du 1er juin). Ces quatre faits, je les ai indiqués calmement lors du CVL, et, si j'ai effectivement, comme vous le dites, été "bouillant", c'est quand un conseiller municipal s'est prévalu de "transparence".

    Ce droit de réponse n'a pas été publié et je n'ai eu aucune réponse. (au passage, je précise qu'en page 1 de ce site, il a toujours été écrit que j'accorde le droit de réponse à qui me le demande). Si cette attitude de la NR change, je modifierai immédiatement le présent propos. [P.-S. : c'est fait ci-dessous]

    Maintenant, si nécessaire, relisez ce compte-rendu de la NR, relisez le mien, vous comprendrez pourquoi je considère que ce journal n'est que la courroie de transmission de la pensée municipale. Il est d'ailleurs révélateur qu'il présente le coprésident municipal comme le président.

    A la décharge de cet article, il a tout de même un très bon titre. Par ailleurs, je signale que la télévision TV-Tours qui est, je crois, dans le même groupe que la NR, a fait un reportage équilibré (bien que peu précis sur les faits).
    Le 22 juin, La Nouvelle République a publié la réponse ci-contre.

    J'avais indiqué à la NR que la présentation m'importait peu (notamment que ce soit indiqué comme un "droit de réponse" ou pas), mais j'avais insisté pour que l'intégralité de mon propos soit repris. C'est le principe classique du droit de réponse. Une fois de plus l'éthique journalistique n'est pas correctement respectée, mon propos a été réécrit. En comparant ce qui est enlevé et ce qui est ajouté à l'original ci-dessus, on se rend compte que ce n'est pas neutre (notamment il est suggéré qu'une "présentation détaillée" une fois que tout est fini est considérée comme de la concertation)

    Ceci ayant été dit, si la forme n'est pas respectée, je considère que le fond l'est en grande partie puisque les faits qui avaient été cachés lors du compte-rendu sont enfin signalés aux lecteurs. C'est bien l'essentiel et je considère donc cet incident clos.

    S'en tenir aux faits, c'est une première condition pour sortir du gaspillage dans lequel on est parti.

    En annexe au bilan que j'ai présenté, voici la notule de la NR du 1er juin dont je parle dans mon paragraphe intitulé "Le maire sait comment se payer une autre passerelle que personne ne demande...".


    Alain Beyrand
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